Wednesday, April 12, 2006

UN SUJET COLLECTIF POUR LA QUESTION SOCIALE
Par Patrick Cingolani

Dans le contexte récent, l'emprise d'une représentation consensuelle des rapports sociaux a largement érodé la politique; et, à tout le moins, en a annulé les dimensions agonistiques, polémiques. Parallèlement à cette représentation pacifiée de la vie collective et à cet effet d'usure du politique, la question de la violence et du mal comme expériences traversant les relations entre les hommes a fait chez certains l'objet d'une liquidation quasi-totale.
Par une sorte de singulier regard sur les causes de la barbarie dans l'histoire on a parfois cru voir qu'avec "l'effacement des déchirements de l'âge révolutionnaire", "le renoncement aux perspectives insurrectionnelles violentes", nous serions rentrés dans des sociétés vidées de leurs tensions, résolument livrées à l'indifférence et à la désaffection. Comme si, la violence ne tirant son principe que des promesses révolutionnaires, des utopies et des eschatologies, la fin de celles-ci nous mettait à l'abri des convulsions et des corruptions.

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Tuesday, April 11, 2006

REFLEXION SUR LE MOUVEMENT
Par Gilbert Rodriguez

Cet article se veut une réflexion en quelque sorte à chaud (1) sur 3 points précis et restreints soulevés par l’actuel mouvement social.
En conscience que ces points sont loin de faire l’unanimité - mais c’est sans doute ce qui en constitue l’intérêt particulier – car comme tout grand mouvement social les différents acteurs, groupes, couches s’engageant dans la lutte le font à partir de leurs propres déterminants et motivations et appliquent des grilles de lecture disparates aux évènements qui le ponctuent.
Autrement dit la qualification du mouvement, ses principales caractéristiques, ses objectifs constituent un enjeu politique pour maintenant et pour après.

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Wednesday, April 05, 2006

CPE : LE VACCIN QUI TUE ?
Par Olivier Favereau

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Comme Albert Hirschman l’a bien montré, la rhétorique des effets pervers est la grille d’analyse classique de la pensée libérale pour critiquer les réformes sociales. On n’a pas manqué de l’appliquer aux institutions les plus emblématiques de l’Etat-Providence : c’est ainsi que la protection de l’emploi, poussée trop loin (dans la formulation la plus bienveillante), se retournerait contre l’emploi, en décourageant les nouveaux recrutements.

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Tuesday, April 04, 2006

LES JEUNES, CRONOS ET LE LIBERALISME
Par Florence Audier, Laurence Lizé et Christophe Ramaux

Avec le CPE ressurgissent deux antiennes. L’une sur le chômage des jeunes, l’autre sur la « guerre des générations ».
Le chômage des jeunes : depuis longtemps s’est répandue l’idée selon laquelle « un jeune sur quatre » est au chômage en France. En réalité, et fort heureusement, seul un jeune sur douze est dans cette situation. Le taux de chômage des 16-24 ans était de 22% en janvier 2006. Mais ce taux, comme tous les taux de chômage, est calculé en rapportant le nombre de chômeurs aux seuls actifs, soit en l’occurrence les jeunes qui ont un emploi et ceux qui sont au chômage. Par construction, il ne prend donc pas en compte tous ceux, soit l’écrasante majorité des jeunes, qui sont en formation (les deux tiers des 16-24 ans sont dans ce cas en France). Il y a bien presque un jeune actif sur quatre au chômage.

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ALLONS ENFANTS...
Par Jean Caplanne

Le CPE est un enfant légitime de la mondialisation ultra-libérale appliquée avec zèle par nos gouvernants. En effet, l'OMC, le FMI et l'OGCS veulent rapidement tout libéraliser, pour mieux exploiter les pays pauvres et mettre à genoux les peuples développés, en les privant progressivement des droits du travail, de la protection sociale et des services publics, insupportables subsistances de l'Etat providence qui freinent le profit financier. Ca peut marcher, sauf si le peuple de France se dresse, pour donner l'envie d'une autre mondialisation. N'est-ce pas son rôle historique ?

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Friday, March 31, 2006

POUR EN FINIR AVEC LES MESURES EN FAVEUR DE L’EMPLOI DES JEUNES, ET DU COUP AVEC LES JEUNES
Par Bernard Friot

La spécificité des jeunes en matière d’emploi n’est pas « le chômage » comme feignent de le découvrir le gouvernement et l’UMP, ce sont les très faibles salaires et l’excessive instabilité des emplois qui sont le résultat essentiel des mesures discriminatoires prises « en leur faveur ».
Les jeunes ne chôment pas plus que les autres : un jeune actif sur quatre ou cinq, selon les années, est chômeur, et comme trente pour cent des 18-24 ans sont actifs, cela signifie que 6 à 8% des jeunes sont au chômage : un jeune sur 12 à 15 au chômage selon les années, c’est trop bien sûr mais ça n’est pas plus que dans les autres tranches d’âge et ça ne légitime absolument pas l’argument de faux bon sens que les réformateurs nous assènent depuis le premier plan Barre « en faveur de l’emploi des jeunes » en 1977, selon lequel mieux vaudrait pour eux un petit boulot plutôt que rien du tout.

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Monday, March 27, 2006

UN CONTRAT D’ESCLAVAGE
Par Jacques Bidet

Depuis l’aube des temps modernes, les « serviteurs » n'ont eu qu'une idée en tête : pouvoir « changer de maître ». Des siècles durant, ils n'ont cessé de se rebeller, d'user de mille ruses et détours, non pas d’abord pour obtenir de meilleurs salaires, ni pour l'abrègement de la journée de travail, mais en premier lieu pour sortir de l’état dans lequel ils étaient tenus : esclavage aux colonies, dépendance en Europe.

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Sunday, March 19, 2006

LE CPE : UN CONTRAT POUR L’EXPLOITATION ?
Par Muriel Pucci et Julie Valentin

Le gouvernement avance trois objectifs pour le CPE : des créations d’emplois pour les plus jeunes ; une meilleure prise en compte des difficultés des entreprises face à l’incertitude, une intégration plus forte des jeunes au marché du travail mais aussi à la vie sociale. Ces objectifs ont-ils des chances d’être atteints ?

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